À propos
Bonjour, je m’appelle Marie Dulaurier et je suis biographe à Marseille
Je partage ici mon parcours, ce qui m’a menée vers Marseille et ce métier de biographe.

Il existe tant de façons d’amorcer le récit de soi…
Une date de naissance fera l’affaire : je suis née en 1983. Très tôt s’est manifestée l’envie d’écrire, une écriture tendue vers l’autre. À huit ans, j’ai co-écrit avec deux camarades une nouvelle que nous avons vendue au profit de Médecins Sans Frontières. Quinze ans plus tard, c’est d’ailleurs ce monde humanitaire qui a accueilli mes premiers pas professionnels, en Mauritanie puis au Soudan. De retour en France, j’ai travaillé pendant quatre ans dans le champ de l’économie sociale et solidaire.
L’ancrage à Marseille
À cette même période, j’ai emménagé à Marseille. C’était en 2011. J’ai tout de suite aimé cette ville, et je me suis régalée de ces fragments de vie que me confiaient des inconnus, dans la rue ou dans les transports en commun. Des vies des quatre coins du monde, aussi multiples que les voix et accents qui les racontaient.
En 2013, j’ai rejoint un cabinet de conseil, le Management des Liens. Pendant neuf ans, j’ai principalement accompagné des personnes travaillant pour des collectivités territoriales (intercommunalités, conseils départementaux..) à mieux prendre en compte les besoins des usagers des politiques et services publics dont ils devaient prendre soin. J’ai conçu beaucoup de dispositifs d’animation et facilité de nombreux ateliers à cette époque !
Le goût de la transmission
C’est aussi à ce moment que je suis devenue mère, en 2016, puis à nouveau en 2018. Un changement profond, qui a aiguisé mon appétit de transmission.
Le son, une deuxième forme d’écriture
En parallèle, j’ai continué à lire, à écrire… et à écouter de nombreux documentaires sonores. Le son a toujours compté dans ma vie ; mon premier souvenir d’enfant est d’ailleurs un son, celui des pas de mon grand-père marchant sur les graviers du terrain où nous passions nos vacances en Bretagne, d’où ma famille est originaire. Ce même grand-père qui m’a initiée à la radio en m’associant, alors que j’étais toute petite, à l’émission qu’il animait sur les ondes de Radio Sainte-Anne. Une transmission que j’ai prolongée en collaborant deux ans à une radio associative nantaise, Prun’, lorsque j’avais vingt ans.
Au début des années 2020, je saisis l’évidence : je tisserai ces trois fils de l’écriture, du son et de la relation pour devenir biographe.

Tissons…
Comme dans le tissage, travail délicat issu d’un savoir-faire artisanal, le biographe tire un fil de vie, puis un autre, les entrecroise pour en faire un ouvrage.
« Tissons » à la première personne du pluriel : je crée le récit dans l’interaction avec la personne qui se raconte.
…des récits qui relient
Fille d’un vingtième siècle qui a souvent séparé et détruit, je souhaite que ces récits fassent lien, et ce à plusieurs niveaux :

