49 (Julie Fuchs)
Je vous parle ici de 49, de Julie Fuchs, un travail qui m’a touchée et qui a retenti fort. L’onde se propage encore lorsque j’écris ces lignes.
Je vous parle ici de 49, de Julie Fuchs, un travail qui m’a touchée et qui a retenti fort. L’onde se propage encore lorsque j’écris ces lignes.
Myriam Rabah-Konaté arpente la Seine-Saint-Denis où elle est née, à la recherche de ce qui n’est plus, et de ce qui en subsiste dans la mémoire des habitants…
Ce qui disparaît. Cartographie d’une nostalgie du 93 (Myriam Rabah-Konaté) Lire la suite »
Ces jours-ci, Le Bal donne à voir les regards posés par vingt-six artistes sur leur mère. Le titre de l’exposition (« A partir d’elle. Des artistes et leur mère ») est un emprunt à Barthes, qui écrit dans son Journal de Deuil, débuté après la disparation de celle qu’il appelait « Mam » : « Sans doute je serai mal, tant que je n’aurai pas écrit quelque chose à partir d’elle ».
Ouvert il y a deux ans, cet espace de 1.000 mètres carrés, logé dans l’édifice de la Philharmonie de Paris, est consacré à la découverte ludique et pédagogique – sans être didactique, c’est là tout l’intérêt ! – de la musique et du son.
Dans le prolongement d’un de ses ouvrages précédent Au bonheur des morts, récits de ceux qui restent, où elle explorait déjà la manière dont les morts continuent à activer les vivants, Vinciane Despret répond dans ce nouvel ouvrage à l’invitation de Xavier Douroux, alors médiateur pour le programme Les Nouveaux commanditaires. Par ce dispositif, tout un chacun peut commander une œuvre, mis en relation avec un médiateur chargé ensuite de désigner un artiste.
Derrière la trivialité du sujet, s’ouvre un monde passionnant : que disent ces milliers de micro-organismes de nos identités ? En somme, que « raconte » le microbiote ? La biographe que je suis a été interpelée, forcément.
Microbiote : tous en selles! (Elodie Maillot) Lire la suite »
Une vie à soi est une catégorie à part des épisodes d’Un Podcast à soi, série documentaire débutée en 2017 par Charlotte Bienaimé. Féminismes et genre sont les thématiques abordées par la série, dans un mélange précieux de récits intimes, paroles expertes et poésie. Dans Une vie à soi, la documentariste livre le portrait de femmes que je qualifierais d’« ordinaires-particulières ». A découvrir !
Une vie à soi – Marie Claire (Charlotte Bienaimé) Lire la suite »
Un très beau livre sur la transmission et les cycles du vivant, accessible aux enfants dès l’âge de 3 ans…. Et à tous les adultes ouverts à la beauté !
L’Arbre-lit (Silène Edgar / Gilles Freluche) Lire la suite »
Dans Se tenir quelque part sur la Terre, Joëlle Zask arpente une question : comment parler des lieux qu’on aime ? Au cours de cette interrogation aux contours intimes s’esquisse une réflexion éminemment politique.
Se tenir quelque part sur la terre (Joëlle Zask) Lire la suite »
La photographe a rencontré les femmes du centre d’hébergement Claire Joie, à Marseille. Des femmes au parcours dense, marqué par l’exil, les drames. En ressort un travail puissant en plusieurs volets : Maintenant, je les vois.
Maintenant, je les vois, III (Juliette Paulet) Lire la suite »
Antoine Tricot nous entraîne sur les traces de Sam(uel) Mandelbaum, artiste et ami de sa grand-mère Alice Colanis. Celle-ci l’avait perdu de vue au milieu des années 60 et avait cherché trente ans plus tard à en savoir plus sur sa mort. En écho à ces recherches, et parce qu’il en fait la promesse à Alice, A. Tricot s’engage dans une enquête sur ce que fut la vie de cet homme.
« De la danse, des fleurs et quelques cailloux », montre des sérigraphies hautes en couleur et pleines de mouvement de l’illustratrice Julia Wauters. L’expo a démarré à la rentrée et sera visible jusqu’au 28 octobre 2023 chez Oh! Mirettes, espace marseillais dédié à l’illustration sous toutes ses formes : tirages numérotés signés, originaux, objets… et expos !
De la danse, des fleurs et quelques cailloux (Julia Wauters) Lire la suite »
Dans la série dont je vous parle aujourd’hui, Elodie Maillot s’entretient avec Angélique Kidjo, que l’on peut présenter comme une chanteuse, mais dont les engagements et l’énergie inépuisable invitent à ne pas la réduire à cette seule catégorie.
Angélique Kidjo, femme du monde (Elodie Maillot) Lire la suite »
La famille de la petite souris Lila reçoit de la fée Aurore une bouture d’arbre mémoire ; cet arbre a la particularité de garder entre ses feuilles les souvenirs de ceux qui les ont plantés et s’en sont occupés, nourri par les récits qui lui sont livrés.
L’Arbre-mémoire (Mercè Company / Agustí Asensio) Lire la suite »
« Raconter sa vie : manquer le sujet principal de son discours et s’étendre sur une anecdote personnelle. » Dans le cadre de recherches préalables aux entretiens autour de la transmission et de la mémoire que je m’apprêtais à mener en ce début d’année*, j’avais repéré cette définition de la locution « raconter sa vie », dans sa version familière
« Je vais me remettre dans les photos de famille, les annoter… Sinon ces photos resteront muettes pour mes enfants ». Voici le projet que m’a confié une femme sexagénaire avec qui je me suis entretenue en ce début d’année*. À la fois objet et lieu de mémoire, les photos de famille nous entourent. Nous en prenons, en contemplons, en partageons… Que racontent-elles ?
« Ce que mes grands-parents m’ont apporté, c’est une maison de famille, et la possibilité de m’enraciner ». Parmi les entretiens menés en ce début d’année*, vous avez été nombreux à évoquer l’idée d’un lieu qui cristallise la mémoire familiale et les souvenirs. Quel rôle jouent les lieux dans la mémoire ? Que se passe-t-il quand ce lieu en commun n’existe pas, ou plus ?
« Au moment de sa mort, j’ai retrouvé des enregistrements de la voix de ma mère. En les écoutant, je l’ai vue. Je l’ai imaginée, elle, cette femme, avec ses enfants – alors tout petits – autour d’elle. » Voici le témoignage émouvant que j’ai recueilli lors d’un entretien mené dans le cadre de mon enquête sur la transmission et la mémoire*.
« Chez ma mère, il y a un tas d’objets, des objets qui permettent de raconter une histoire…» Voici ce que m’a confié une des personnes interrogées dans le cadre de mes entretiens sur la mémoire et la transmission*.
Au fil des entretiens que j’ai menés ces derniers mois sur le rapport à la mémoire et à la transmission*, voici ce qui s’est tramé d’une manière assez nette, suffisamment en tout cas pour que j’éprouve l’envie d’en explorer les contours : mes interlocuteurs ont partagé ce constat de la perte, au moins partielle, de leur mémoire familiale.
« Ma vie n’est pas assez intéressante… » Voici une objection qui m’a régulièrement été adressée lorsque j’ai questionné mes interlocuteurs sur leur désir de raconter leur vie*… Cette phrase m’a interpelée, d’autant plus qu’elle faisait écho, sur un plan personnel : cette même affirmation, ma grand-mère l’avait brandie il y a quelques années, comme pour se défendre de mon projet de recueillir et écrire sa vie… Aujourd’hui, je voudrais comprendre, ou a minima formuler quelques hypothèses sur l’origine de cette (dé)considération.
Qu’est-ce qu’une vie digne d’être racontée ? Lire la suite »