La Philharmonie des enfants

© N. Houguenade

L’expo en quelques mots

Ouvert il y a deux ans, cet espace de 1.000 mètres carrés, logé dans l’édifice de la Philharmonie de Paris, est consacré à la découverte ludique et pédagogique – sans être didactique, c’est là tout l’intérêt ! –  de la musique et du son.

Le parcours est composé de cinq univers thématiques et d’une trentaine d’installations qui invitent les enfants de 4 à 10 ans à découvrir librement les sons et phénomènes sonores, le fonctionnement des instruments, l’expérience des musiciens, le corps comme instrument ou la musique comme langage et moyen d’expression.

Parmi les cinq univers proposés, c’est celui Des voix par milliers qui m’a le plus interpelée. Je vous en dis quelques mots ici.


Résonance 1 · La voix dit le temps qui passe

J’ai observé avec curiosité les enfants qui faisaient cette expérience, peut-être pour la première fois, de découvrir leur voix et de pouvoir la transformer grâce au dispositif « Drôles de voix ». Un aperçu condensé de ce que la vie fait à nos voix.

Avec l’âge, la voix peut se faire plus faible, hésitante, chevrotante… Un changement que je trouve d’ailleurs émouvant, qui donne à percevoir ce mélange de vulnérabilité et de densité. J’affectionne particulièrement ces voix qui ont « vécu ».

© V. Leroux

Résonance 2 · Polyphonie de nos mondes

Grâce à « Voix, d’où viens-tu ? », l’enfant peut découvrir que chaque région du monde dispose de ses propres chants pour célébrer, remercier, partager de la tristesse ou de la joie …

Une polyphonie du monde qui fait écho à la polyphonie de notre propre monde intérieur, à l’échelle de notre vie. Chaque existence est polyphonique.

© W. Beaucardet

Résonance 3 · Le son nous raconte

A travers Portraits qui chantent, l’enfant arpente par l’écoute une galerie de portraits chantés de personnes qui vivent dans le quartier cosmopolite des abords de la Philharmonie de Paris.

Les bains sonores et musicaux dans lesquels nous avons évolué signent en effet notre mémoire, se font empreintes de nos souvenirs. Ils nous racontent, tout comme le fait notre voix.

Une biographie sonore serait-elle alors plus pertinente qu’une biographie écrite ? Je ne cherche pas à opposer les deux. À dire qu’il y en aurait une plus vraie, plus authentique. Chacune recèle ses possibles et ses contraintes. Dans ce choix entre l’écrit et le sonore (ou le choix des deux, en complémentarité), le souhait de la personne qui raconte sa vie, son rapport à sa voix, à l’oralité sont, quoiqu’il en soit, déterminants.

La Philharmonie des enfants, exposition permanente, Paris 19ème

Vous venez de lire la chronique résonance #11. L’idée de ces chroniques « résonance » est toute simple : à travers elles, je partage avec vous ce qui a résonné en moi à la lecture d’un livre, l’écoute d’un documentaire, la visite d’une expo… Si vous souhaitez partager cette chronique, vous pouvez le faire en cliquant sur les icônes ci dessous :

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